Où écrire a Damien

Où écrire a Damien
On m'à demandé récemment où écrire à Damien, alors je me suis renseignée et j'ai trouvé une adresse...Bon évidemment il est vraiment improbable qu'il vous réponde un jour, mais après tout...

Voici donc l'adresse de la maison de disque de Damien :

c/oBarclay,
20, rue fosses saint Jacques
75235 Paris cedex 05.

Si quelqu'un en a une autre, qu'il n'hésite pas à la laisser dans les com's!

Bisous


ps: la photo est un peu floue, c'est dommage, mais je l'adore quand même (merci Gaelle)

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 11:26

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# Posté le dimanche 08 janvier 2006 16:07

Interview

Interview
Tu es retourné à Dijon par le biais de ta tournée. Ca te fait quoi de revenir dans ta ville natale dans ces conditions ?

Saez : Ca te permet de régler tes comptes. Dijon c'est une ville de merde, c'est tout ce que je déteste.


Antoine : En fait, il y a un esprit assez sclérosé à Dijon, si tu ne rentres pas dans les petits circuits bien spéciaux, si tu n'as pas joué dans les groupes underground, si tu n'as pas dans les lieux de passages obligés, tu es vite considéré comme un paria.

Saez : Bon, c'est moitié plaisanterie à propos de Dijon. En même temps, c'est là-bas qu'il y a tous nos potes, c'est là où on s'est rencontrés avec Franck et Antoine : Et puis, on n'y avait encore jamais joué. Mais, là-bas, il ne se passe rien au niveau musique. D'un autre côté, c'est une ville qui a un gros atout, c'est elle qui donne envie de partir quand tu es jeune. Ce qui n'est pas rien parce que finalement si elle était entre les deux, on y serait peut-être restés, alors que là, tu sais à quoi t'en tenir. C'est sympa pour le dimanche, c'est cool, il y a des rues piétonnes. C'est vachement joli, même si ça coûte un peu cher pour l'immobilier (Rire).

La scène qu'est-ce que cela représente pour toi ?


Saez : Toulouse... Tu me parles de scène, moi je vois Toulouse, c'est là, vraiment qu'on a capté le truc. Quand on était en session acoustique on a fait pas mal de villes et honnêtement c'est là-bas qu'on s'est pris la baffe. C'est là que tu comprends pourquoi t'as choisi de faire ça dans ta vie. Trop beau quoi.

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 19:54

Interview

Interview
Tu as souvent critiqué le public lorsqu'il ne bougeait pas assez comme à Paris ou à Marseille. Pourtant un bon concert ne se juge pas nécessairement sur le nombre d'excités dans la salle, non ?

Saez : Deux jours avant l'Élysée Montmartre, c'était Lille et là c'était l'hystérie dès le départ. C'était vraiment hallucinant, mais bon c'est connu que là-bas le public est plus rock, plus chaud. A Paris, les gens ont le choix d'aller voir des concerts totalement différents. Donc ils y vont en t'attendant un peu au tournant. Des potes m'on dit que, pendant tout le concert, il y avait des mecs qui sont restés assis au fond de la salle, qui chantaient les paroles; qui connaissaient tout et qu'à partir de Sauver cette étoile, vraiment c'est passé à un stade. Ils ont commencé à se lever, à rentrer dans le truc. Après c'est vrai qu'un bon concert ce n'est pas forcément l'hystérie, ça c'est plutôt un truc de média de se dire ça. C'est vrai que ça peut-être très calme, avec peu d'applaudissement mais les gens sont là, écoutent et son attentifs. Après à Marseille c'est différent. Ce qui s'est passé et qui m'a gavé c'est que je suis né dans la région, j'ai passé mon enfance entre Sisteron, Manosque et Marseille, j'ai ma famille là-bas. Et sur cette date, il y a un morceau qui est tout con qui s'appelle Frère et sur lequel je n'ai pas pu m'empêcher d'improviser une rime facile : "Frère de Paris, Frère de Marseille". Il y a des mecs qui ont sifflé et ça pour moi c'est pas possible, ça ne passe pas. C'est pas à moi qui vont la faire. En plus venant de là-bas, c'est clair j'te rate pas. La chanson d'après, j'ai pris la parole pour 30 secondes en disant : "Ben, je ne sais pas si vous savez mais moi aussi je suis né dans la région, avec le même soleil... comme quoi vous voyez c'était pas gagné..." Ca m'a énervé, parce que t'es pas à un match de foot. Pourtant, j'aime le foot, je vais supporter Marseille mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas taper sur les Parisiens. Faut arrêter le truc : on vit en autarcie, c'est notre identité, on porte le drapeau, etc. Ca va 5 minutes... A un moment il n'y a pas que toi sur la planète.

Mis à part ces cas précis, tu joue quand même beaucoup la carte de la provocation par rapport au public, c'est délibéré ?

Saez : C'est parce que je kiffe ça. Franchement, je m'éclate comme ça et ça l'fait. C'est ma démarche, mon caractère. Je ne suis pas là pour cirer les pompes ou pour faire l'introverti quand je n'ai pas envie de le faire. Il y a des soirs où c'est différent comme à Montpellier. Ce soir-là, je n'étais pas très bien sur scène et ça n'allait pas du tout vers la provocation.

Franck : Il y avait autre chose dans ce concert...


Saez : Ce concert avait carrément une autre âme, j'étais mal dans ma peau et ça devait se ressentir, ce qui fait que certaines chansons passaient bien dans ce domaine là et d'autre moins. Mais ce n'est pas un calcul, c'est pas étudié...

Et si tes provocations finissent par emmerder le public, ça ne te dérange pas ?

Saez : Ben tu sais quoi, sincèrement c'est cool. Si des personnes partent c'est qu'elles n'ont rien à faire là. Et c'est très bien. Les gens ont bien raison de se casser si ça les gave. Je vais prendre le cliché d'Oasis, quand on leur demande de répondre au sujet de leur ressemblance avec les Beatles, ils répondent : "Espèce de connard, c'est toi qui mets 120 balles. Moi, je suis gros, gras et riche et toi t'as payé mon disque." Cette démarche, je l'aime bien parce qu'il n'y a pas de paradoxe. C'est pas je me le joue pauvre alors que je le suis pas, ce n'est pas je me raconte ceci ou cela. C'est du rentre dedans et après tu le prends au premier ou au second degré, c'est ton choix. Mais au moins ça ne caresse pas dans le sens du poil.
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# Posté le vendredi 23 décembre 2005 19:50

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 20:03

Interview

Interview
Le fait de monter sur scène avec un T-shirt où est inscrit, le rock est mort, ça pourrait vouloir dire que tu entreprends le ressusciter le genre ?

Saez : Honnêtement je crois qu'il n'y a pas besoin de moi pour être ressuscité. Pour moi le rock est mort, ça n'existe pas, c'est une ironie. D'après moi, le véritable succès techno c'est Prodigy et c'est du punk. Cypress Hill c'est du rock, les Beastie Boys c'est du rock, après il y a du métissage, ça évolue, mais je ne pense pas que l'on puisse dire d'un courant musical qui dure depuis plus de 50 ans qu'il soit mort. Où alors c'est tous les 10 ans qu'il meurt...

Arriver sur scène avec un T-shirt comme ça, c'est quand même provoc...

Saez : Ouais c'est provoc, mais d'habitude c'est plutôt Maman, baise-moi. Mais ça c'est plus en référence à j'irais tuer mon père de Jours étranges. C'est le complexe d'Oedipe caricaturé. Maman, baise-moi, c'est seulement dit de manière un peu crû, c'est tout. Mais, est-ce que cela est aussi choquant que ça ... ? Dans le fantasme, j'entends. Après le faire c'est autre histoire. Ouais, le faire, carrément pas. Ca serait un peu dur (Rires).

Certains en arrivent à croire que tu as la grosse tête. Est-ce que tu ressens un problème à ce niveau ?

Saez : Ouais, en fait je m'en branle complètement. En France, il y a un problème avec le fait d'être au devant de quelque chose. Je ne supporte pas les gens qui vont sur scène, qui parlent dans un micro, qui s'habillent et se maquillent (choses que je ne fais pas) et qui arrivent en s'excusant presque d'être là où ils sont. Si tu es timide, ou si tu es intimiste d'accord... mais je n'ai aucun problème avec le mec qui arrive et qui dit moi je suis une rock star et je t'emmerde. En France il y a un problème avec ça, il faut faire l'humble tout le temps : la fausse modestie, je suis poli et tout le reste. Maintenant si Saez a la grosse tête alors ne venez pas l'interviewer c'est tout. Mais en tout cas moi avec ma grosse tête, je ne fais pas une pub TV en tirant sur l'ambulance. Ce que je veux dire par là, c'est pourtant un groupe auquel je reconnais beaucoup de qualités... mais Noir Désir m'a déçu le jour où ils se foutaient des Boys Band. C'est une pub où ils s'entraînaient dans un gymnase et ils jouaient le rôle d'un boys band. Et ben moi je trouve ça facile, surtout quand tu es chez Universal qui produit Alliage et machin. C'est pareil, il y a une interview qui est sortie dans JDD dont je ne me souvenait même pas et tout Barclay m'en veut parce que j'ai cassé Vanessa Paradis. Et tu vois Barclay et Island c'est la même boîte. Et ben quoi ? Ca va m'empêcher de dire que je trouve l'album pourri ? Ce n'est pas méchant, ce n'est que mon avis. Mais après ça prends des tournures du style il a la grosse tête et tout ça, c'est n'importe quoi.

# Posté le vendredi 23 décembre 2005 19:47

Modifié le vendredi 23 décembre 2005 20:04